Pendant ce temps, à la faculté de médecine de Heidelberg, mes équipes s’activent

Le mardi matin j’enseigne la biologie clinique et l’hématologie à l’Université de Heidelberg. Nous nous penchions la semaine passée avec mes 712 étudiants sur une fiole de sang d’un cycliste (que nous nommerons « Tadej P. ») dont nous nous étonnions qu’elle fut verte fluo, qu’elle clignotât dans la nuit et qu’accrochée au plafond de la boîte de nuit gay « Die schöne moustache » elle puisse servir de boule à facettes, sans pourtant qu’on y découvrît la moindre substance illicite. Depuis, huit pattes lui ont poussé ainsi qu’une paire d’yeux globuleux. Elle a également commencé à parler le langage des martiens lubriques. Nous échappant des mains, elle a parcouru les deux kilomètres qui séparent la faculté du schloss en moins de 17 secondes. J’ai retourné l’échantillon après l’avoir capturé dans un filet à papillons aux instances du Tour de France avec le tampon « Rien à signaler ». La préposée aux colis du Tour a constaté qu’elle mesurait à présent sept mètres et qu’elle s’était nourrie du facteur.

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