Pris au piège du vagin que l’IA est assurée que je possède. Petite leçon de diplomatie pour combattre les machines.

Hier j’écoutais à la radio un débat très alarmiste avec Bernie Sanders (Bernie était à la radio, ce n’est pas moi qui étais avec lui) sur la manière dont Meta récupère nos données et crée des profils d’une précision inquiétante sur nos personnalités afin de pouvoir nous vendre les produits les mieux adaptés. Inquiétant, oui. Je suis sur Facebook depuis 2007, cela fait donc 19 ans. En me connectant sur Instagram, il y a quelques minutes (et pour une fois, je ne plaisante pas), Meta me propose d’acheter du Canestene Gyn, indiqué dans le soin les cystites d’origines gynécologiques. Voilà pour le profilage impitoyable que Meta a réalisé de moi en 19 ans : la pauvre entité ne sait même pas que je fais partie de la population la moins exposée aux cystites d’origine gynécologique. Elle pourrait me vendre du prostaflex, du viagraminés à base de graines de courges ou la biographie de Horst Tappert. Mais non, la plus grande entreprise de collecte de données et de profilage se préoccupe de mes problèmes gynécologiques. En 19 ans, Meta ne m’a jamais proposé d’acheter un livre, d’aller à un concert ou de commander un poster de Kevin De Bruyne. Elle semble par ailleurs ignorer que je suis addict aux M&M’s jaunes et elle me propose sans cesse des vidéos de Trump alors que je préfère les bébés chats et, encore mieux : les vidéos de Jannik Sinner caressant un bébé chat.

Portraits retrouvés : Klaus Mäkelä ou les oreilles au fond de la salle

Lorsque j’ai rencontré Klaus Mäkelä pour le magazine Diapason, tout conspirait à écrire un portrait bruyant. Il y avait son âge, naturellement, cette jeunesse que le monde musical regarde toujours avec un mélange d’émerveillement, d’inquiétude et de jalousie vaguement notariale. Il y avait Helsinki, Oslo, Paris, puis déjà Amsterdam et Chicago qui se profilaient à l’horizon,…

Stephen Kovacevich – L’interview non diffusée : « Une grande partie de l’œuvre de Beethoven n’est pas géniale. Mais je l’apprécie quand même »

Stephen Kovacevich vient de descendre de scène. Né à Los Angeles et installé en Grande-Bretagne depuis qu’il s’y est installé à dix-huit ans pour étudier avec Dame Myra Hess, il s’est bâti une carrière internationale autour de Beethoven, Schubert, Brahms et Bartók, tant comme soliste que comme chambriste. Il est fatigué, nous nous asseyons donc…

Archives – Michel Ciment : « La critique constitue le seul véritable contre-pouvoir à la publicité et à la puissance médiatique »

Comment avez-vous choisi les textes rassemblés dans Une vie de cinéma ? Le choix était considérable. À France Culture seulement, j’avais mené mille deux cents entretiens en vingt-six ans ; j’avais aussi publié de nombreux livres d’entretiens et travaillé régulièrement pour Positif pendant près de soixante ans. J’ai donc voulu retenir des textes qui me paraissaient plus…

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