Pris au piège du vagin que l’IA est assurée que je possède. Petite leçon de diplomatie pour combattre les machines.

Hier j’écoutais à la radio un débat très alarmiste avec Bernie Sanders (Bernie était à la radio, ce n’est pas moi qui étais avec lui) sur la manière dont Meta récupère nos données et crée des profils d’une précision inquiétante sur nos personnalités afin de pouvoir nous vendre les produits les mieux adaptés. Inquiétant, oui. Je suis sur Facebook depuis 2007, cela fait donc 19 ans. En me connectant sur Instagram, il y a quelques minutes (et pour une fois, je ne plaisante pas), Meta me propose d’acheter du Canestene Gyn, indiqué dans le soin les cystites d’origines gynécologiques. Voilà pour le profilage impitoyable que Meta a réalisé de moi en 19 ans : la pauvre entité ne sait même pas que je fais partie de la population la moins exposée aux cystites d’origine gynécologique. Elle pourrait me vendre du prostaflex, du viagraminés à base de graines de courges ou la biographie de Horst Tappert. Mais non, la plus grande entreprise de collecte de données et de profilage se préoccupe de mes problèmes gynécologiques. En 19 ans, Meta ne m’a jamais proposé d’acheter un livre, d’aller à un concert ou de commander un poster de Kevin De Bruyne. Elle semble par ailleurs ignorer que je suis addict aux M&M’s jaunes et elle me propose sans cesse des vidéos de Trump alors que je préfère les bébés chats et, encore mieux : les vidéos de Jannik Sinner caressant un bébé chat.

Portraits retrouvés : Alexandre Kantorow, le fils qui écoutait au loin

En rouvrant ce vieux portrait d’Alexandre Kantorow, je suis tombé sur une phrase de père. Elle ne venait pas de lui, mais de Jean-Jacques Kantorow, rencontré quelques années plus tôt. À la fin d’un entretien, presque en passant, avec cette gêne charmante des parents qui savent qu’ils vont dire une énormité tout en faisant mine…

J’ai mal à mon masque : le mâle gaze chez Sorrentino ?

Je n’écoute plus le Masque. Le Masque ne me fait plus rire et souvent, je suis consterné et abattu en les écoutant. J’ai pris mon courage à deux mains pour écouter l’avis de la tribune sur La Grazia, de Sorrentino. Ça va, ils ont plutôt aimé, ou pas totalement détesté, mais on rappelle tout de…

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