Enquête dans un pays qui prend l’eau. Ou le (seul) bon côté du réchauffement climatique.

Julien Blanc-Gras s’endormait, quand il était petit, en pressant un Atlas contre son cœur. Sa seule obsession aura été de visiter chacun des pays du globe, se moquant des maladies tropicales, de la junte hirsute, du piétinement des hippopotames ou – pire – des touristes allemands en sandales. Dans  » Paradis (avant liquidation)  » son nouvel opus, il se rend aux Kiribati, un état archipelagique d’Océanie menacé de disparition par le réchauffement climatique – un sujet déjà traité par J. Maarten Troost dans La Vie Sexuelle des Cannibales (Folio : 5583). L’enquête qu’il mène est déconcertante en ce sens qu’il est rare qu’un peuple tout entier prévoie à court terme d’aller s’installer sur un lopin de terre acheté à cet effet par une présidence bienveillante ; et la galerie de portraits indigènes rappelle – par son élégante nonchalance – un Albert Londres qui aurait compulsé son San Antonio.

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